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Ce qui lâche d’abord sur un toit brestois
À Brest, la pluie arrive rarement seule. Le vent d’ouest la pousse sous les ardoises au lieu de la laisser glisser dessus, si bien que chaque point faible de la couverture travaille davantage qu’ailleurs. Une ardoise dont le crochet a rouillé descend de quelques centimètres, puis finit sa course dans la gouttière. Le trou qu’elle laisse paraît minuscule depuis la rue ; sous une averse d’hiver, il suffit pourtant à mouiller les liteaux.
Sur les maisons et les immeubles de la Reconstruction, une bonne partie des ardoises d’origine sont clouées. Le clou rouille, sa tête casse, et l’ardoise ne tient plus que par le recouvrement de ses voisines. Les maisons néo-bretonnes ont d’autres faiblesses : des rives exposées sur les pignons et un faîtage scellé au mortier, qui se fendille à force d’alterner pluie, gel et dégel.